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 Village des Tortues de Gonfaron (83) - Compte-rendu.

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Geoffrey
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MessageSujet: Village des Tortues de Gonfaron (83) - Compte-rendu.   Mar 2 Oct - 13:53

Suite à mon éco-volontariat d'un mois au Village des Tortues, je vous propose un compte-rendu de ce parc qui gagne à être un peu plus reconnu.


Village des Tortues de Gonfaron (83) - septembre 2007



Présentation rapide:


Le Village des Tortues, fort de 2500 cheloniens environ, est un parc animalier de 2 hectares situé à l'entrée du massif des Maures, à 2 km de Gonfaron. Il s'agit d'une oeuvre" de la SOPTOM (Station d'Observation et de Protection des TOrtues et de leurs Milieux), association datant de 1986 (le Village a quant à lui ouvert ses portes en 1988).

La vocation première du parc est l'élevage et la protection de notre unique tortue terrestre française: la tortue d'Hermann (Testudo hermanni). La collection comprend pourtant d'autres espèces, parfois mêmes exotiques, suite à des saisies douanières ou bien des simples abandon de tortues par des particuliers.

Le principe même de ce parc privé est simple: c'est le grand public, par ses entrées, ses parainages et autres, qui finance les programmes mis en place par la SOPTOM.

Seul les 2 tiers du site sont visitables, le dernier tier étant reservé à l'élevage approfondi de la tortue d'Hermann: ce sont les naissances réalisées dans ce secteur qui vont alimenter les renforcement de populations saubvages futures. Un minimum de contact humain est donc désiré.

Signalons enfin que le parc ouvre tous les jours de 9h à 19h ; cette année, pour la première fois, il devrait rester ouvert en continue, même pendant l'hiver (voir plus loin...). Les tarifs sont de 9 € pour les adultes, 6 € de 5 à 16 ans et gratuit pour les moins de 5 ans.


________________________________



Compte-rendu:



Après avoir pris son billet d'entrée et avoir déjà eu accès à quelques panneaux pédagogiques présentatnt grossiérement les tortues, une première construction s'offre au visiteur. Il s'agit de la Clinique de la Tortue, salle de soin accueillant chaque année 200 à 300 tortues malades ou blessées.



Derrière la baie vitrée, certaines de ces tortues sont directement presentées au public dans des petits boxes où une petite fiche précise le mal qui ronge les reptiles, au cas par cas.





Les cas les plus fréqunts restent les morsures de chiens, mais on trouve également des blessures liées aux chutes de fenêtres ou balcons, les passages de voitures ou de tondeuse à gazons, les carences alimentaires ou encore les déshydratations. On remarque que bien souvent, les problèmes sont étroitement liées à la captivité de ces tortues.

Tortue marginée (Testudo marginata) dans l'attente presque certaine d'une amputation suite à une infection précédée d'une blessure à la patte antérieure droite, que l'on voit ici démesurément gonflée:



Jeune tortue d'Hermann (Testudo hermanni) blessées à la carapace:



Chaque jour, les tortues en soins disposent d'un bain à l'eau tiède d'une vingtaine de minute. Les soigneurs se chargent également quotidiennement de leur prodiguer les soins nécessaires.

Bains des tortues:



Cistude (Emys orbicularis) en plein gavage:




_______________


En face de la clinique, certaines tortues d'Hermann sont placées dans un petit enclos de "convalescence" afin d'être observées après soins.



Vient alors une reconstitution taille réelle d'un tortue géante (Dipsochelys elephantina), particuliérement appréciée des enfants le temps d'une photo ; elle est au Village des Tortues ce que la (ou les ???) statue d'hippopotame est au Jardin des Plantes.



Le visiteur peut alors s'enfoncer dans l'allée du parc, rustique, toute en bois, de laquelle jaillissent parfois, en plein milieu de la piste, quelques arbres que les créateurs du parc se sont engagées à ne jamais couper (et cela depuis 1988 Cool ).




Un premier grand enclos abrite un groupe de tortues marginées (Testudo marginata) , encore appellées tortues de Grêce (à ne pas confondre avec les Testudo graeca qui viennent quant à elles d'Afrique du Nord). Comme presque tous les enclos du parc, il s'agit simplement d'une parcelle de la garrigue délimitée par du grillage: décor naturel à 100%, si l'on excepte les abris.



Il s'agit des plus grosses tortues méditerranéennes avec un maximum de 40cm pour 6 kg chez les femelles, toujours plus imposantes que les mâles.



Ici, mâles et femelles sont séparés dans deux enclos adjacents car il n'existe aucun programme de conservation stable sur le terrain auquel le parc pourrait contribué ; il serait alors vite surpeuplé de ces tortues si les naissances étaient possibles, tout comme pour l'espèce suivante...


... les tortues des Balkans (Testudo boettgeri), encore appelées tortues de Boettger ou bien tortue d'Hermann orientale car elle a lontemps était considérée comme une sous-espèce. Elle en est effectivement très proche, et seuls quelques détails morphologiques (ainsi que la géographie) la différencie de Testudo hermanni.

Vue partielle de l'enclos:



Testudo boettgeri:





A chaque enclos s'en ajoute un autre, bien plus petit, appelé "enclos de vision" et facilitant l'observation pour le public.

Après les premiers enclos pour tortues des Balkans mâles vient celui des femelles.




On voit sur la photo précédente un panneau type du parc. La signalétique s'étend d'ailleurs jusqu'au règne végétal avec de nombreux panneaux installés tout au long du parcours comme ici pour le bruyère à balais (Erica scoparia):




Un stand explique ensuite au public, par le biais d'une tortue agrandie 30 fois et d'un enregistrement sonore que chacun est libre d'actionner, l'anatomie de ces reptiles.




En continuant le chemin, une nouvelle espèce se présente à nous dans un petit enclos équipé d'un abri vitré (ces tortues supportant mal l'humidité, en cas de pluie par exemple).

Vues de l'enclos:





Des tortues russes (Testudo horfieldii) y vivent, relativement proches de la tortue d'hermann elles aussi, mais avec notamment un carapace plus arrondie.






Juste derrière est implanté le premier bassin pour tortues aquatiques où se laissent surprendre quelques emydes lépreuses (Mauremys leprosa), inconnues pour la plupart des visiteurs bien qu'il s'agisse d'une espèce visible en France.







Certes, c'est le reptile le plus rare de notre territoire avec une seule population d'une centaine d'indvidus dans les Pyrénnés, à la frontière Espagnol. Mais cette rareté n'est pas alarmante en soit et semble naturelle (de plus l'espèce est bien représentée en Espagne) ; il convient néanmoins de mettre notre dernière et unique population à l'abri d'un danger imminent: la disparition des zones humides.

Plastron d'une Mauremys leprosa:




En face, le visiteur peut rejoindre un poste d'observation décoré de masques africains annoncant la présence des premières tortues exotiques du parc.





Trois tortues rayonnées (Astrochelys radiata) , confiées par le zoo d'Amnéville dans le cadre de l'EEP, y évoluent (sans succès de reproduction pour le moment).

Les panneaux, comme pour toutes les espèces menacées présentées, informent le public des problèmes qui touchent ces espèces.



Bernard Devaux, le créateur du parc, a fait une action similaire à Ifaty (dans le sud de Madagascar) avec la création d'un village des tortues consacré à Astrochelys radiata mais aussi la plus petite Pyxis arachnoïdes, toutes deux souffrant de traffic animalier.

Un grand planisphère installé juste à côté présente d'ailleurs les différens lieux sur terre où sont mises en place des actions fortes en faveurs des différentes espèces de tortues, terrestres comme marines.




En continuant sa route, le visiteur surplombe du haut de la passerelle un nouveau bassin accueillant 5 tortues hargneuses (Chelydra serpentina) , dont 3 ont été trouvé dans les cours d'eau du Var suite à l'ignorance et l'insouciance de certains...



Malgré la taille impressionnante chez cette espèces agressive, l'observation est rendue difficile par le manque de luminosité. Voici cependant une photo d'un spécimen lors de son arrivée au parc (courant septembre), délaissé par un particulier et mis en quarantaine dans un aquarium hors-public:




On retourne ensuite vers les espaces africains avec l'Afrique sub-sahariennes et ses tortues sillonnées (Centrochelys sulcata), les plus grosses visibles dans l'enceinte du parc. 9 individus se partagent l'enclos, visible du haut d'un nouvel observatoire amenagé là encore de panneaux sensibilisateurs.

Observatoire:



Enclos:



Abri vitré pour les nuits:



Tout comme Gonfaron et Ifaty, Noflaye (près de Dakar au Sénégal) a son propre village des Tortues en faveur de Centrochelys sulcata. La SOPTOM travail main dans la main avec SOS SULCATA ; voir une présentation de ce programme en annexe (bas de page)*






Un autre enclos extérieur acceuil une troisième et dernière espèce africaine: la tortue léopard (Stigmochelys pardalis), au nombre de trois. Comme les deux autres espèces exotiques, elles passent les nuit et l'hiver dans l'abri vitré et chauffé.

Vue partielle de l'enclos et de l'abri:



Femelle creusant profondément dans la terre caillouteuse...



... jusqu'à nous offrir un instant plein d'émotion, en pleine soirée:



Si je n'ai pu assisster qu'à la ponte du dernier des oeufs, 10 autres ont été découverts le lendemain matin afin de les receuillir (aucun progamme de coservation in-situ étant mise en place pour cette espèce, le parc ne garde pas les oeufs).




Le visiteur peut désormais s'engager dans un sentier "paléontologique" retraçant l'histoire des tortues qui ont survécues à l'aire des dinosaures... Panneaux, fossiles, maquettes, reconstituions tailles réelles et même bruitages rendent ce parcours original.







Des stands ont également été installé, avec parmis d'autres thèmes les différentes causes d'extinctions des tortues à l'heure actuelle, les dégâts causés par les incendies dans la nature, les tortues françaises disparues,...







Dernière édition par le Jeu 4 Oct - 10:44, édité 2 fois
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Geoffrey
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MessageSujet: Re: Village des Tortues de Gonfaron (83) - Compte-rendu.   Mar 2 Oct - 13:56

_________________



En quittant ce sentier, le public s'apprète à découvrir l'animal emblématique du parc et, par son unicité, du Var: la tortue d'Hermann (Testudo hermanni) (semble désormais être dénommée Eurotestudo hermanni).



Le programme de conservation pour cette espèce, mené par la SOPTOM via le Village des Tortues, sera prochainement décri, en annexe de ce post.

Précisons néanmoins que l'espèce est gravement touchée par diverses causes: incendies, ramassages, dérèglement génétique et surtout urbanisation qui fragmente l'habitat des tortues et ne leur permet plus de vivre normalement, de trouver des semblables pour la reproduction,...

Un double-enclos, traversé par une passerelle, présente l'espèce provençale (qui ne subsiste que dans le Massif des Maures) tandis que l'enclos en face accueil les tortues d'Hermann vivant en Corse (qui présentent quelques détails morphologiques différents). Ce sont les derniers lieux sur notre territoire où évoluent ces uniques tortues terrestres françaises, encore nombreuses dans tout le sud il y a quelques temps. Des panneaux insistent sur l'importance de la préservation des milieux, sans quoi la préservation d'une espèce ne vaut rien.

Enclos des tortues d'Hermann de Provence:







Individu lors d'un recensement / contrôle sanitaire:



Enclos des tortues d'Hermann de Corse:





Petits enclos de nurseries pour les jeunes individus (protection des adultes et des prédateurs):





Sub-adultes dans leur nurserie:



Minuscules bébés nés cette année:



L'enclos suivant est dit "de reproduction" ; il sert plus excatement de vitrine par rapport au travail effectué au CRCC, la partie non visitable du parc évoquée au début, où ont lieux la majoritée des reproductions.

Enclos "de reproduction":



Plastron de Testudo hermanni:



Individus dénichés par une éco-volontaire dans un de leurs abris pour le recensement / contrôle sanitaire (ayant lieu 1 à 2 fois par an selon les espèces):



L'enclos suivant sert à placer les hybrides, c'est à dire les individus n'étant plus de souche Testudo hermanni hermanni pure. Ce sont ces individus qui, à force d'être relâchés dans la nature, risques de faire disparaître la véritable (génétiquement parlant) tortue d'Hermann varoise, qui est (là encore génétiquement parlant) unique au monde.

Enclos des hybrides:



Là encore, comme tout au long de la visite, des panneaux informent le public. L'hybridation est donc ici traitée, mais également le dimorphisme sexuel,...


En se retournant, la quarantaine se présente aux visiteurs qui découvrent les individus venant d'arrivés au parc et qui séjournent dans des petits boxes une trentaine de jours afin de prévenir tout risque sanitaire.





Testudo hermanni en quarantaine:



_________________


Arrivent alors trois bassins dédiées à la troisième et dernière tortue de France métropolitaine: la cistude d'Europe (Emys orbicularis)

Allée entourée de bassins:



Grand bassin:



Un des 2 petits bassins:



Tout comme pour la tortue d'Hermann, les différences de répartition géographique occasionne chez la cistude des petites différences morphologiques. Aussi la cistude présente dans le Var (peuplant ici le grand bassin) est plus petite et plus jaune que les cistudes rencontrées dans le centre et le sud-ouest du pays. Il existe de plus un nombre impressionnant de sous-espèce qui font de l'identification des cistudes un vrai casse-tête.





Autrefois détruite et consommée, la cistude est aujourd'hui totalement protégée. Elle bénéficie, de plus, de nombreuses actions les concernant (surveillance, réintroduction en Suisse, "Groupe Cistude" en France,...). La principale menace reste la perte de son habitat.




Le public se dirige maintenant vers une petite serre acceuillant les jeunes individus des espèces exotiques déjà vues en enclos extérieurs: bébés tortues léopards (Stigmochelys pardalis), tortues sillonnées (Centrochelys sulcata) et tortues rayonnées (Astrochelys radiata) sub-adultes .

Entrée de la serre:



Vue générale:



Enclos des bébés Stigmochelys pardalis:



Bébés Stigmochelys pardalis:



Enclos des Centrochelys sulcata sub-adultes:



Cette serre est également l'occasion de découvrir une nouvelle espèce sud-américaine: la tortue charbonnière (Chelonoidis carbonaria) vivant dans un quatrième et dernier enclos.

Enclos:



Chelonoidis carbonaria:



Temporairement, un individu de l'espèce asiatique Indotestudo elongata, communément appelé tortue à tête jaune, cohabite avec les tortues charbonnières.

Chelonoidis carbonaria (droite) & Indotestudo elongata (gauche):



Indotestudo elongata:



En sortant de la serre, une vidéo adaptée aux enfants informe ces derniers sur le comportements des tortues.
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MessageSujet: Re: Village des Tortues de Gonfaron (83) - Compte-rendu.   Mar 2 Oct - 13:57

Une construction en bois invite ensuite le public à observer diverses espèces (souvent amenées par le public) dans plusieurs terarriums et aqua-terrariums.

Entrée de la structure:



Vue générale de la structure:



Ces derniers sont au nombre de trois ; l'un est laissé à l'abandon tandis que les autres abritent une tortue à carapace molle (Apalone spinifera) dans un bassin ainsi que deux tortues à tempes rouges (Trachemys scripta) et une pseudémyde de Nelson (Pseudemys nelsoni) dans l'autre.

Bassin des Trachemys scripta et Pseudemys nelsoni vue côté coulisses:



Pseudemys nelsoni:



Apalone spinifera:



De l'autre côté, un premier terrarium bien végétalisé et comprenant un petit bassin acceuil les jeunes cistudes (Emys orbicularis) et émydes lépreuses (Mauremys leprosa) afin de les protéger des prédateurs:



Jeune Emys orbicularis:



Vient ensuite les tortues boîtes communes (Terrapene carolina) cohabitant avec une tortue boîte ornée (Terrapene ornata) , espèces originaires d'Amérique du Nord et ayant la faculté de s'enfermer complétement dans la carapace en faisant se rejoindre le plastron et la dossière (d'où leur nom).

Terrarium:



Les couleurs chez Terrapene carolina sont très variables selon les individus, comme le montre les photos suivantes:





Le terrarium suivant est celui d'une cinixys de Bell (Kinixys belliana) centenaire ayant appartenue à un chef de village africain la tenant lui-même de son père, puis ramennée en France par un dame s'en étant récemment séparé pour la confier au parc. Des tortues rayonnée (Astrochelys radiata), tortue léopard (Stigmochelys pardalis) et des tortues sillonées (Centrochelys sulcata) de très jeunes âges occupent les terrariums restant.

Terrarium de la Kinixys belliana (à gauche) et des Astrochelys radiata (à droite):



Terrarium des Stigmochelys pardalis (à gauche) et des Centrochelys sulcata (à droite):



Kinixy belliana:



Jeune Astrochelys radiata:



Il faut noter là encore la pédagogie bien dévellopée dans cette petite structure, avec parmis tant d'autres ces deux panneaux tailles réelles de tortue alligator (Macroclemys temmincki) visant à dissuader les éventuels acheteurs de cet animal en montrant sa taille à la naissance... et celle une fois adulte:



Juste derrière, une nouvelle serre est en construction et devrait être inaugurée vers la fin de l'année. Elle permettra à la structure dont je viens de parler d'être détruite et d'offrir à toutes ces tortues un espace plus vaste (avec souvent un enclos intérieur et extérieur), mais également aux grosses tortues exotiques comme les sulcatas de l'enclos extérieur de passer l'hiver. Cette serre pourra même être ouverte en été, lors des beaux jours.

Serre en construction:



D'autres espèce y seront placées, comme les péluses de Schweigger (Pelusios castaneus) vivant pour le moment dans un aquarium hors vue du public.

Pelusios castaneus:



Vue du plastron:



C'est derrière cette construction que se trouve le CRCC fermé au public où sont élevées de nombreuses tortues d'Hermann. Voici en exclusivité un photo d'un des enclos:



Ainsi qu'un clichés de quelques nouveaux nés, fraîchement sortis de l'oeufs, prenant un bain avant d'être placés en nuserie.




C'est d'ailleurs avec les jeune individus de Testudo hermanni que la visite se poursuit, et se termine. Plusieurs enclos abritent d'une part les sub-adultes (de 3 à 8 ans) ; une nurserie visible au public accueil quant à elles les petites tortues de 1 à 3 ans. Enfin, un enclos d'écloserie sert là encore de vitrine par rapport au travail menée dans le CRCC ; on peut y voir à différents endroits des petites protections en grillage à même le sol, en dessous desquelles les oeufs incubent. Un stand "oeufs et ponte" détail cette étape de la vie d'un chélonien.

Individu de Testudo hermanni dans la nurserie visible au public:




Il reste au public à passer devant le stand de petite restauration "le tortue gourmande", devant une aire de jeux pour enfants, et de rejoindre la boutique.

Il sera également passé devant le Centre de Recherche sur les Chéloniens où travail l'équipe scientifique ; des recherches in-situ et des études d'observations en captivité y sont effectués (recensemments, réintroductions, radio-tracking, étude de la reproduction entre T. boettgeri et T. hermanni,...).


----------------------------------


Mon avis personnel est élogieux à l'égart du Village de Tortues qui représente clairement un centre de protection complet des tortues, et principalement de la tortue d'Hermann.

Sensibilisation au public par la partie visitable du parc, élevage hors vue du public, programmes scientifiques, actions menées par le directeur Bernard Devaux qui parcours fréquemment le monde pour réaliser des reportages (il publie, avec la SOPTOM, la revue "Le Tortue" 4 fois par an) ou encore organiser des congrès internationnaux sur la sauvegarde des chéloniens, les compétences des soigneurs...voilà autant d'éléments qui me poussent à qualifier le parc et la SOPTOM de "complets".

De plus la visite est agréable, même si nul ne doit s'attendre à visiter un zoo banale (la diversité des espèces n'étant pas désirée par le parc qui s'oppose d'ailleurs au concept de zoo et de terrariophilie, parfois de manière manquant un peu d'objectivité).

Un parc à voir et à encourager !


(Emyde lépreuse - Mauremys leprosa)


Photos G.Delahaye - tous droits reservés.
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MessageSujet: Re: Village des Tortues de Gonfaron (83) - Compte-rendu.   Mar 2 Oct - 14:03

Annexe:*

PROGRAMME DE SAUVEGARDE POUR LA TORTUE SILLONNEE ou TORTUE A EPERONS
(Centrochelys sulcata)




Zoo d'Amnéville - 2006



Causes de la rarefaction de la tortue sillonnée:

- desertification de son milieu naturel, exploitation de ces espaces et déboisement
- impact des troupeaux de bétails de plus en plus nombreux
- ramassage pour collectes et trafic.


Aire actuelle de répartition:

Sud de la Mauritanie, Niger, Tchad, Soudan, Nord Est du Sénégal (le Ferlo).


-------------------------------------


Le Programme:

Des implications parallèles pour la tortue sillonnée furent mises en place entre Néo Conservation, la SOPTOM et S.O.S. SULCATA, association sénégalaise à l'origine de la création d'un Village des Tortue dans ce pays.

Outre ces trois organisations, les partenaires de ce programme sont la Direction des Parcs Nationaux du Sénégal, la Direction des Eaux et Forêts du Sénégal, la Fondation Nature & Découvertes, la Préfecture et Commune de Ranérou, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme et Act for Nature


Le programme consiste à préserver les dernières populations de tortues sillonées du Ferlo ans que sa biodiversité.


Ce programme se divise en deux grands axes:

-I- Activités dans le milieu naturel avec les tortues:

- Suivis des populations de tortues : trois missions ont dévoilé que les différents groupes de chéloniens sont isolés les uns des autres et que leurs effectifs sont considérablement réduits (à titre d'exemple, une cinquantaine de specimens ont été recensé sur plusieurs milliers de km2...).

- Réintroduction dans la réserve de Katané : 24 tortues équipées d'émetteurs furent relâchées le 8 juillet 2006 dans un enclos de 600 hectares au sein de la réserve de Katané (où une programme de réintroduction pour des antilopes avait déjà été réussi en 2003).


Réintroduction des tortues sillonnées - image tirée du site www.noeconservation.org


-II- Activités auprès des hommes:

- sensibilisation des nomades et sédentaires du Ferlo: tenter d'éveiller l'envie de dévelloper un pastoralisme nouveau, n'entrainant pas de désertification due au espaces réservés au bétail ; nombreuses actions de sensibilisation ; projet de la "maison de la tortue" (destinée à être un lieu d'échange et acceuillir des écoles, villageois,...) ; projet de mettre en place une équipe d'écogardes formée par des villageois même.


-------------------------------------


Pour plus d'infos:
www.noeconservation.org/index2.php?rub=12&srub=46&ssrub=131&goto=contenu

Pour soutenir ce programme, possibilité e faire un don à:
www.noeconservation.org/index2.php?rub=3&srub=140&ssrub=140&goto=contenu

Source: www.noeconservation.org
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